À retenir
- Gallet revient le 3 septembre 2026, deux cents ans après sa fondation à La Chaux-de-Fonds, comme marque sœur de Breitling qui fabrique désormais ses montres
- Quatre collections : Flying Officer 40 mm, Multichron Pilot 42 mm, Multichron Sport 41 mm et le trio Gallet Classics 38 mm
- Deux niveaux mécaniques : calibres Gallet 23 et 17 sur bases Sellita pour les collections principales, calibre de manufacture Breitling B09 certifié COSC pour les Classics
- Bracelets interchangeables sans outil sur toute la gamme, entre-cornes commun de 20 mm
- Ni prix ni date de mise en vente communiqués à ce stade
Il y a 200 ans (en 1826), à La Chaux-de-Fonds était fondée la marque Gallet. Deux siècles plus tard, Gallet a fait son retour hier, le 3 septembre 2026 ! La marque revient comme sœur de Breitling, qui fabrique désormais ses montres, avec quatre collections au style sportif et vintage.
Pour son retour, et un peu à l’image d’Universal Genève, Gallet ne vient pas avec seulement quelques montres, mais avec quatre collections principales. On retrouve donc trois familles qui s’appuient sur des bases Sellita rhabillées en calibres Gallet, tandis que le trio anniversaire reçoit le B09, mouvement chronographe de manufacture Breitling à remontage manuel, certifié COSC. Deux niveaux de gamme clairement séparés.
Une maison de 1826 relancée sous l’aile de Breitling
Gallet n’est pas un nom choisi au hasard parmi les marques dormantes. La maison a fourni des instruments de chronométrage aux pionniers de l’aviation, du sport automobile, de la navigation et de l’exploration. La marque revendique notamment le chronométrage du premier vol motorisé des frères Wright et la victoire du pilote Rex Mays sur le circuit du Springfield Mile.
Le wanderlust comme fil conducteur
La relance est construite autour d’une notion unique, empruntée à l’allemand. Elle irrigue le nom des collections comme la communication de la marque.
Contraction de wandern (explorer) et lust (désirer ardemment) : non pas la simple envie de voyager, mais l’instinct de sortir de l’ordinaire et de chercher ce qui se trouve au-delà.
Gallet a d’ailleurs pris les devants sur le terrain éditorial. Depuis juillet, la marque diffuse des chroniques vidéo hebdomadaires baptisées Carnet de voyage, avec cinq aventuriers, photographes et cinéastes : Donal Boyd, Benjamin Kellett, Dhir Jakharia, Benjamin Hardman et L. Renee.
Ce que l’adossement à Breitling change concrètement
Chaque montre Gallet bénéficie de l’expertise technique, du service après-vente et du réseau de distribution mondial de Breitling. Certaines boutiques Breitling accueillent désormais des espaces Gallet dédiés à l’univers du safari. Pour une marque relancée de zéro, ce point pèse plus lourd qu’il n’y paraît : la question du SAV est le premier réflexe de tout acheteur face à un nom absent depuis des décennies.
Gallet possède une histoire remarquable et une identité bien distincte. En fabriquant chaque montre au sein des infrastructures de Breitling, nous sommes en mesure d’honorer cet héritage tout en garantissant la qualité, la fiabilité et le service attendus d’une marque horlogère suisse moderne.
Erwan Rossignol, directeur de Gallet
L’opération s’inscrit dans la stratégie House of Brands, qui réunit désormais Breitling, Gallet et Universal Genève — soit deux réveils de marques historiques menés en parallèle.
Gallet est née à l’ère de l’exploration et n’a cessé de suivre cette voie depuis. Nous sommes fiers de faire renaître Gallet pour une nouvelle génération.
George Kern, PDG d’House of Brand
Flying Officer : le modèle de référence de la nouvelle gamme
Lancée en 1939, la Flying Officer permettait aux pilotes de suivre l’heure des escales de ravitaillement grâce à l’anneau des villes de sa lunette tournante. Harry S. Truman l’aurait qualifiée, selon la marque, de « montre la plus sophistiquée qu’il ait jamais vue ». Cet anneau des villes a inspiré l’identité visuelle actuelle, et la patine d’un exemplaire vintage a donné à Gallet sa signature orange et verte.
La version 2026 mesure 40 mm et repense sa lunette autour de 24 destinations contemporaines, mêlant grandes portes d’entrée internationales et lieux d’exploration plus reculés. Elle se décline en deux exécutions.
Le chronographe reçoit le calibre Gallet 23, basé sur le Sellita SW510, avec 65 heures de réserve de marche, pour 15,02 mm d’épaisseur — un chiffre à garder en tête. Il est proposé en bleu clair et en noir, compteurs ton sur ton. La trois aiguilles, dite Flying Officer Automatic 40, passe au calibre Gallet 17 (base Sellita SW200), 41 heures de réserve, et redescend à 10,67 mm, en orange ou en bleu foncé.
La version chronographe sur bracelet en cuir s’affiche à 4 100 euros, la version 3 aiguilles sur acier à 2 800 euros et la version sur cuir à 2600 euros. Il s’agit des prix en France et TTC.
Multichron Pilot et Sport : les deux montres-outils
La famille Multichron incarne l’héritage instrumental de la marque, et les deux modèles ne visent pas le même usage.
Multichron Pilot 42 mm
Héritière d’un chronographe de 1969 conçu pour le chronométrage de longue durée et le suivi d’un second fuseau horaire, elle conserve cette vocation. Calibre Gallet 23, 65 heures, 11,30 mm d’épaisseur, lunette bidirectionnelle à échelle 12 heures, cadran texturé, guichet de date à 6 heures et échelle télémétrique — celle qui mesure une distance en combinant la vue et l’ouïe. Deux cadrans : noir à compteurs blancs, bleu à compteurs noirs.
Les tarifs en France et en TTC sont de 4 100 à 4 300 selon le bracelet (du cuir à l’acier).
Multichron Sport 41 mm
Elle descend des chronographes de sport automobile de la marque, dont la MultiChron 12 Scientific des années 1960. Même calibre Gallet 23 et mêmes 65 heures, mais lunette fixe, 13,87 mm d’épaisseur et échelle tachymétrique pour la vitesse moyenne sur une distance connue. Les aiguilles de chronographe orange vif tranchent sur les deux cadrans proposés, bleu foncé à compteurs noirs et noir à compteurs blancs.
Les prix se situent entre 4 100 euros pour le bracelet 4 300 euros pour la version avec bracelet en acier, en TTC et France.
Gallet Classics : le calibre B09 comme point d’orgue
C’est ici que la relance prend une autre dimension. Les trois Gallet Classics, conçues avec le concours d’historiens, de collectionneurs et de passionnés de la marque, sont animées par le calibre de manufacture Breitling B09 : chronographe à remontage manuel, 70 heures de réserve, 28 800 alternances par heure, certifié COSC. Boîtier de 38 mm, 12,50 mm d’épaisseur, fond vissé à glace saphir, uniquement sur bracelets — pas de version acier.
Le trio du bicentenaire
- Tribute to Multichron Yachting Big Eye : le chronographe de régate, cadran blanc, compteur ton sur ton et grand compteur de départ bleu foncé et rouge
- Tribute to Multichron 45 : cadran noir profond à compteurs ton sur ton, antireflet le jour et luminescent la nuit
- Tribute to Silverlight : inspirée du MultiChron Navigator, cadran argenté et chiffres légèrement irréguliers
Un point mérite d’être souligné pour éviter tout malentendu : le modèle historique dont s’inspire la Silverlight, le MultiChron Navigator, guidait son porteur vers le nord magnétique. L’hommage contemporain n’embarque pas cette fonction et se contente d’en reprendre le langage graphique.
Au niveau des prix, les Gallet Classics seront à 6 100 euros TTC en France.

Des bracelets interchangeables
Toute la gamme partage une largeur d’entre-cornes de 20 mm et un système intégré de fixation rapide : cuir, caoutchouc, terrain, tissu ou acier se changent en quelques secondes, sans outil. Les bracelets acier ajoutent un micro-réglage intégré. Tous les modèles partagent également un boîtier acier, un verre saphir bombé antireflet double face et une étanchéité à 100 mètres.
Mon avis sur la relance de Gallet
Avec cette marque, Breitling et Georges Kern construisent véritable House of Brand, un groupe qui va de l’entrée de luxe avec Gallet (avec des montres sportives, d’aventures et des chrono), le haut de gamme avec Breitling et la Haute Horlogerie avec Universal Genève. C’est donc une véritable stratégie de groupe.
Mais alors qu’est-ce que je pense de cette sortie et de ses nouveautés ? Alors premièrement, j’ai pu les voir et en mettre quelques unes au poignet, mais très rapidement lors de ses Geneva Watch Days, donc mon avis pourra évoluer lors de prochaines prises en main. Mais globalement, je trouve les produits assez réussis, tant au niveau du design, des couleurs (notamment les modèles orange ou bleu très réussi), avec une qualité qui semble bonne et des mouvements robustes.
Au niveau du rapport qualité-prix, cela semble assez pertinent, même s’il est vrai qu’on peut parfois avoir du calibre maison pour ses tarifs. Le plus gros points faibles, c’est la taille parfois imposante de certains chrono tant au niveau diamètre qu’épaisseur.
Par contre j’ai un vrai coup de coeur pour la collection Classics et en particulier la Tribute to Yachting Big Eye.
Publications similaires :