Lors de la Wonder Week (aussi appelé Geneva Watch Week) pendant les Watches & Wonders, l’une des marques qui a fait le plus parlé d’elle n’était pas dans Palexpo, ni dans un autre salon. Son nom, Universal Genève !
Le Couturier des horlogers vient de renaître il y a quelques semaines grâce à Breitling qui l’avait racheté il y a quelques années et j’ai donc eu la chance de pouvoir les rencontrer à UG House de Genève, Rue du Rhône, où se trouveront le siège et des ateliers SAV dans les prochains mois. Au programme, la découverte de leurs différentes collections qui ont été présentées début avril. Et surtout des discussions intéressantes avec la directrice marketing et même le CEO de la marque.
Le but n’est pas ici de vous faire la présentation des nouveautés en tant que telle, car j’en avais déjà parlé sur mon article sur le relancement d’Universal Genève, mais plutôt de donner mon avis sur les différentes montres que j’ai pu mettre au poignet et voir en vrai, même si ce n’était que des prototypes (pas toujours de mouvement dedans et parfois pas en or quand elles devraient l’être). Mais alors qu’est-ce que cela donne et qu’est-ce que je pense de ces montres ?
Voici mon retour !
Découvrez ma vidéo sur ma découverte d’Universal Genève lors de la Geneva Watch Week :
Polerouter
C’est l’une des deux icônes d’Universal Genève et elle fut dessinée par un certain Gerald Genta, en étant même sa première création, son nom la Polerouter. Cette montre fut donc créée en 1954 pour la compagnie aérienne Scandinavian Airlines (SAS) et elle devint très vite une montre iconique.
La version 2026 de la Polerouter reprend donc le design de son ancêtre, mais en lui donnant quelques touches de modernité et je trouve cela très réussi ! Mais la particularité de cette nouvelle Polerouter, c’est qu’il existe une ligne Prêt-à-porter et une ligne Capsule en série limitée qui joue sur les pierres.
J’ai donc pu tester les différentes montres, qu’il s’agisse de la version 39 mm avec ou sans date ou 37 mm sans date et globalement on peut dire qu’elles sont très réussies. Si l’on rentre dans le detail, le cadran est particulièrement beau avec cette croix en forme de viseur de fusil et l’extérieur du cadran ou lunette interne qui dispose d’un motif à rayons et se trouve dans la matière du boîtier.
Au niveau du bracelet, on retrouve soit du cuir d’alligator sur boucle ardillon (acier ou or selon les modèles), soit sur un beau bracelet en acier ou or avec 4 maillons, un micro-ajustement et un fermoir papillon. Les bracelets sont interchangeables grâce à un système assez simple.
Au niveau du mouvement, on peut dire que Universal Genève arrive avec du lourd, car le calibre maison est aussi bien une vraie réussite esthétique et technique. Quand on l’admire, on remarque tout de suite son micro-rotor (pour rappel la marque est l’une des inventrices du micro-rotor) ou plutôt un trois-quarts rotor, car il est en fait plus gros que les micro-rotors classiques. Les finitions sont aussi de très belle facture alors que pour rappel, les modèles que j’avais étaient des prototypes.
Parlons maintenant des différentes références que j’ai pu découvrir :
- La version à cadran noir et bracelet en cuir d’alligator noir
- La version à cadran bleu avec le bracelet en acier
- La version en or rose avec son cadran brun.
Au niveau des prix en HT, cela commence à 14 000 CHF pour finir à 34 000 CHF.
Mon coup de cœur, c’est la version bleue avec son bracelet en acier à 4 maillons.
L’autre découverte, c’était les belles versions Capsule, beaucoup plus originales, car elles ont utilisé de la pierre dans le centre du cadran (en gardant cette séparation en quarts) avec la technique de marqueterie et trois versions sont disponibles :
- « bull’s eye » (œil-de-bœuf) sur acier à 20 500 CHF
- lapis-lazuli sur or rose à 38 850 CHF
- œil-de-tigre sur or rose et bracelet là aussi en or à 65 100 CHF
Universal Genève surfe donc avec cette Capsule dans la tendance actuelle de la pierre fine sur les cadrans de montres et c’est très bien joué car on se retrouve donc avec des montres qui sortent de l’ordinaire.
Au final, ma préférée se porte sans doute sur la version lapis et or rose, car je trouve que ce mariage est toujours beau.
J’ai aussi pu découvrir plusieurs Polerouter dans des versions 37 mm et donc plus unisexes qui existent en noir, mais aussi avec de la nacre blanche au centre et une lunette sertie de diamants sur un boîtier en or rose.
Compax
La deuxième montre que j’ai pu découvrir c’est l’autre icône de la maison, le chronographe Compax. Ce dernier est connu pour être l’un des premiers chronographes panda et il a été célèbre dans les années 60 après avoir été porté par le mannequin Nina Rindt qui chronométrait avec les tours de son mari, le pilote de F1 Jochen Rindt.
Alors on retrouve plusieurs versions de la Compax et pas toujours facile de choisir ! J’ai donc découvert :
- La sublime version Panda avec ses trois compteurs noirs, sa minuterie sur le réhaut (pour le calcul des temps courts avec l’aiguille des secondes c’est parfait) et son échelle tachymétrique sur une lunette en céramique noire. Le design est pour moi particulièrement réussi, mais il y a un petit problème, je ne suis pas fan des bracelets de type bund en cuir, avec donc cette pièce de cuir qui protège le poignet.
- La version Reverse Panda sur bracelet acier 5 rangs avec fermoir papillon et une lunette en céramique noire.
- La version en or rose avec un beau cadran bleu, compteurs blancs, lunette en céramique bleue et bracelet en cuir d’alligator bleu.
Au porté, la montre est très confortable avec son boîtier en acier ou en or rose de 39,5 mm et l’on retrouve dedans un calibre manufacture à micro-rotor UG-200 avec 72 heures de réserve de marche et 4 Hz en fréquence.
Sur cette ligne prêt-à-porter de la Compax, ma préférence va à la panda, mais par contre sans le bracelet Bund ou encore la version or rose et bleu.
Comme pour la Polerouter, cette montre dispose aussi d’éditions limitées nommées Capsule et pour la Compax il s’agit de versions avec un cadran effet lin très beau et une belle lunette avec insert en saphir :
- La première est la belle version avec cadran effet lin de couleur indigo sur un bracelet en cuir effet tissu indigo.
- La version lavande et or rose sur un bracelet en maille milanaise or rose.
- La version avec cadran vert sauge et boîtier or rose et bracelet en cuir effet tissu vert sauge aussi.
Et niveau coup de cœur, c’est cette version acier et cadran lin bleu. Au niveau des prix ils sont de 15 500 à plus de 18 500 CHF pour les versions acier et en or on tourne autour de 38 000 ou 39 000 CHF (plus pour les versions avec bracelet en or).
Cabriolet
On part plutôt dans les montres élégantes et plus féminines ou tout du moins unisexes avec cette montre qui rentre directement en concurrence avec une certaine Reverso. Cette montre reprend un héritage Art Déco avec sa forme rectangulaire, sa typographie bien particulière et en plus elle est réversible tout comme celle sortie en 1933, sous le nom d’Ideo.
Au niveau du système réversible – qui va donc permettre de protéger le cadran, mais qui va surtout servir aujourd’hui pour mettre en avant autre chose sur le fond de la boîte – il est simple d’utilisation avec sa boîte à charnière. On décroche le bas de la boîte, on la lève et on la tourne sur elle-même à 180° pour ensuite la reclipser. Vous noterez que l’intérieur de la boîte qui sert de socle est joliment décoré avec un motif reprenant le logo d’UG.
Le revers de la montre peut être personnalisé avec des initiales gravées ou une miniature peinte à la main. Sinon vous pourrez avoir le fond saphir sur le mouvement.
D’ailleurs, parlons de celui-ci. On retrouve donc le calibre UG 111, un calibre de forme à remontage manuel et d’une épaisseur de seulement 3 mm. Il offre aussi une réserve de marche de 72 heures et il est conçu pour résister aux chocs.
Dans la ligne prêt-à-porter, j’ai pu tester :
- La version avec cadran bleu laqué, boîte et bracelet en acier de 9 rangs.
- La version en or rose avec cadran rouge laqué et bracelet en alligator de la même couleur.
- La version en or rose avec cadran blanc et bracelet en cuir d’alligator marron.
- La version en or rose avec cadran noir et bracelet tout or
La collection Capsule est une édition de la Cabriolet avec une peinture miniature d’inspiration de l’artiste Tamara de Lempicka avec une version en or rose sur cadran bleu sarcelle et bracelet en cuir d’alligator de la même couleur, l’arrière du boîtier fait donc apparaître une miniature, avec plusieurs versions proposées.
Les prix varient de 10 000 CHF à plus de 51 000 CHF.
Disco Mini
Avec cette collection Disco Mini, Universal Genève dispose d’une véritable montre-bijou et montre joaillière qui s’inspire de la Disco Volante des années 50. On retrouve donc un boîtier de 28 mm de diamètre avec une forme de soucoupe volante et une imposante lunette en pente, soit en motif Clous de Paris ou soit sertie de différentes manières. Les boîtes sont en or blanc 18 carats ou bien en or rose et les cadrans en nacre et dedans on retrouve un calibre à Quartz.
Plusieurs modèles sont proposés mais ce qui m’a le plus attiré c’est sans doute les versions Capsule de la collection printemps-été avec différents bracelets très colorés, aussi bien en cuir, mais aussi en tweed confectionnés par le fabricant français de rubans Julien Faure, réputé pour ses collaborations avec les plus grandes maisons de haute couture.
La collection prêt-à-porter est plus classique et propose des versions en cuir ou en bracelet en or rigide. Une autre Capsule présente de vrais bijoux avec des Disco Mini avec le cadran en nacre bleue et une lunette sertie de 60 diamants pour 4,4 carats.
Les prix commencent à 16 000 CHF.
Collection Couture
Pour la dernière collection, il s’agit d’une collection de montres totalement inédite et qui nous rappelle bien qu’Universal Genève est le couturier des horlogers. On retrouve ici principalement des modèles féminins, même si on trouve aussi quelques montres masculines.
Plusieurs belles créations féminines sont proposées :
- Une réinterprétation d’une ancienne création d’UG, la Dioramic avec une lunette bombée et rehaussée de laque en champlevé vert et d’émeraudes.
- La deuxième s’inspire de la Cabriolet dont la particularité est d’avoir un bracelet rectangulaire où chaque maille ressemble au cadran. Ces maillons sont sertis de diamants taille baguette et saphirs de différentes tentes. Le cadran est lui en mosaïque de nacre.
- La troisième reprend le boîtier de mini Disco avec un sublime sertissage sur la lunette d’émeraudes et d’aigues-marines avec un cadran en opale de feu cristal bleu d’Australie.
- La dernière montre est une Disco mais ici dans une forme Maxi de 42 mm. Le cadran est orné de rubis, mais aussi de saphirs roses ou encore de diamants.
Chez les hommes, on retrouve des garde-temps emblématiques qui sont revisités. Il y a donc :
- Une version non sertie de la Dioramic, sortie en 1956 sous le nom de Monodatic. Cette montre est étonnante avec cette lunette imposante avec ses cannelures concentriques qui insère un petit cadran. La date se trouve à 6 heures sur cette lunette. Il existe deux versions avec un boîtier en acier inoxydable et cadran ou une en or rose 18 carats (boîtier et cadran).
- La dernière version, c’est une réinterprétation de la Disco Volante, avec ce boîtier en forme de soucoupe volante tout rond, sans corne et avec une lunette polie avec un motif concentrique gravé sur l’anneau extérieur de cette dernière. Il s’agit d’un chronographe Uni-Compax, c’est-à-dire avec deux compteurs et une échelle tachymétrique à l’intérieur. Le cadran est en or rose avec boîtier en or rose ou avec un cadran bleu magnifique dans un boîtier en acier. Le style sort de l’ordinaire, mais très intéressant.
Mon avis sur cette relance d’UG
Alors qu’est-ce que je pense d’Universal Genève et de leurs nombreuses nouveautés présentées lors de la semaine horlogère ? C’est pour moi du très beau boulot avec des modèles qui proposent de très belles réinterprétations modernes des modèles qui ont fait l’histoire d’Universal Genève.
Ils ont aussi intelligemment décidé de ne pas faire du tout-horloger en proposant certes une belle gamme de montres plutôt masculines, mais en proposant aussi des produits très joailliers, dignes du couturier des horlogers, qui ciblent un public largement féminin.
D’ailleurs le parti pris d’UG de proposer une collection Prêt-à-porter régulièrement enrichie de créations Capsule est aussi très intéressant car il participe au positionnement de la maison horlogère qui semble vouloir se rapprocher du Luxe dans son ensemble.
Je vous laisse découvrir plus en détail ma découverte dans la vidéo que vous trouverez au début de l’article.
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