Pendant que Watches and Wonders attirait les foules, d’autres événements avaient lieu dans Genève et c’était aussi l’occasion de découvrir plein d’autres belles montres. Je vous ai déjà parlé il y a quelques temps de Time to Watches et aujourd’hui je vais vous parler de Chronopolis, que j’ai pu découvrir pendant une après-midi et qui m’a particulièrement plu. Ce petit nouveau s’est fait une place grâce aux marques qui exposent et à ce lieu en plein Genève dans un endroit très agréable en plein milieu du Rhône.
Fondé par Guillaume Laidet de Nivada et Space One et Etienne Malec de chez Baltic, le salon a regroupé 20 marques horlogères indépendantes souvent créatives et qui proposent des produits qui plaisent.
Le but n’est pas de vous parler de toutes les marques et de toutes les montres, mais seulement de celles qui m’ont marqué.
Vous pouvez aussi retrouver mes coups de cœur de Chronopolis dans cette vidéo sur les à-côtés de Watches and Wonders, pendant la Geneva Watch Week avec aussi les marques que j’ai pu voir à Time to Watches ou au Beau-Rivage :
Awake
Je commence par cette marque française qui produit des montres aux cadrans tout simplement sublimes ! Alors je n’ai malheureusement pas pu la mettre dans la vidéo, à cause des embargos, mais je me devais de revenir dessus, car depuis la sortie de leurs cadrans Son Mài il y a un peu près 2 ans, la maison horlogère française propose des montres très réussies qui vous permettront d’accéder aux métiers d’art pour seulement quelques milliers d’euros, le tout avec une montre Swiss Made.
Parmi les nouveautés présentées et dont je peux vous parler, il y en a trois :
- Frosted Leaf « Royal Red » : elle est donc comme son nom l’indique toute de rouge vêtue, mais ce qui se fait remarquer c’est la texture du cadran qui utilise la technique de la feuille givrée. L’effet est vraiment beau et réussi. La montre étant disponible à 2 640 euros.
- Silver Leaf “Atlantis Blue” : elle reprend la technique Son Mài classique mais avec un cadran d’un bleu qui rappelle les profondeurs de l’océan et l’exploration des abysses. J’adore, malheureusement elle n’est plus disponible.
- Les Fragments : la dernière est une collection complète de montres avec des cadrans qui mélangent la laque vietnamienne, la nacre naturelle et l’art ancestral japonais du Raden. On découvre donc un cadran bleu, vert ou noir avec des fragments de nacre bleue, verte ou rose. Le résultat est d’une grande beauté. Elles sont disponibles à 2 700 euros, mais épuisées même si la bleue et la verte devraient être proposées dans une nouvelle série.
D’autres arriveront bientôt et je vous en reparlerai sans doute à ce moment-là.
Baltic
La maison française est connue pour ses montres au bon rapport qualité-prix, au design néo-vintage et aussi pour sa filiation à l’automobile.
L’une des pièces qui m’a marqué chez eux fut notamment cet ensemble d’instruments de mesure du temps en format montre de poche réalisé pour le Tour Auto 2026 et nommé Rally Timer Tour Auto 2026. Il rappelle les garde-temps d’antan utilisés pour calculer les positions et les temps des concurrents dans les courses auto. Cet ensemble à seulement 1 000 euros est constitué de deux instruments mécaniques :
- Un chronographe de bord au cadran bleu clair mat, animé par un mouvement à remontage manuel Hanhart avec fonction « flyback » (retour en vol). Cette “stopwatch” est parfaite pour mesurer les temps au tour sur circuit ou les chronos de spéciale en rallye, car elle offre une remise à zéro et le démarrage simultané d’un nouveau comptage.
- Une horloge de bord avec un cadran bleu clair mat, offrant une lecture simple et rapide de l’heure.
On pouvait voir aussi les très belles Heures du Monde, des montres worldtimer, qui sont malheureusement déjà en rupture de stock et qui étaient proposées dans trois belles versions avec des cadrans en sodalite, labradorite et œil-de-tigre.
Baltic x Space One
Toujours chez Baltic, mais cette fois-ci en collaboration avec Space One, qui avait d’ailleurs son stand à côté, je devais vous parler et vous reparler de l’une des plus belles sorties de Genève, la Seconde Majeure. Alors, j’ai fait un article complet sur cette montre, que vous pouvez retrouver ici : tout savoir sur la Seconde Majeure, donc je vais être très succinct :
- C’est une montre à heures sautantes par disque
- Les minutes sont aussi affichées sur un disque
- Au centre trône l’aiguille centrale des secondes
- Un cadran en transparence qui laisse apparaître la platine et ses finitions brossées ou charbonnées
- Un calibre P024 avec dessus un module développé par Théo Auffret de chez Space One
- Un prix entre 3 000 et 4 400 euros TTC, malheureusement il fallait la commander avant le 17 mai.
Dennison
Petit détour par la maison d’origine britannique Dennison qui propose cette année de nouveaux cadrans sur son étonnante ALD Dual Time avec ses deux cadrans côte à côte qui peuvent indiquer deux heures différentes grâce à deux mouvements à quartz. La pierre est ici remplacée par un cadran plus traditionnel, mais qui dispose de couleurs et finitions bien travaillées et pour la première fois chez Dennison d’index ! Le prix est vers 655 euros.
Côté femme, on découvre les ALD mini qui sont de véritables petits bijoux avec deux boîtiers de montre collés pour offrir là encore deux heures. À partir de 1 030 euros.
Formex
Direction ensuite Formex, la maison de Bienne qui propose depuis quelques années de belles montres souvent techniques au design que je trouve très réussi et au bon rapport qualité-prix. Même si j’avais déjà vu les montres, j’en ai profité pour discuter avec le fondateur de la marque Raphaël Granito, qui m’a montré ses principales nouveautés et certaines spécificités techniques de Formex comme les systèmes de micro-ajustement des bracelets très pratiques à l’usage ou encore le système de suspension du boîtier pour amortir les chocs que l’on trouve sur l’Essence.
La nouveauté du salon, c’était la Reef en carbone forgé au niveau du cadran et la lunette interchangeable avec un boîtier et un bracelet en acier. Disponible en série limitée vers 2 000 euros. Mais, mes coups de cœur viennent plutôt de l’Essence avec son cadran en météorite couleur or rose vers 2 200 euros. Ainsi que la Field avec son boîtier en titane grade 2 avec son cadran bleu glacier au prix de 850 euros.
Furlan Marri
Autre marque qui connaît pas mal de succès depuis quelques années avec un design néo-vintage affirmé et un bon rapport qualité-prix, c’est Furlan Marri.
La marque genevoise a présenté à Chronopolis le beau chronographe Octo Meteorite. Il s’agit d’un chronographe mécaquartz qui a donc la particularité d’avoir une lunette interne avec pulsomètre, deux compteurs et un centre du cadran en météorite et donc d’être unique pour chaque modèle ! Elle est en plus très accessible, car à environ 940 euros.
Autres belles créations que j’ai pu découvrir chez eux :
- La Disco Volante en version Havana à 3 000 euros avec un mouvement manuel, le calibre Peseux 7001.
- La Corne de Vache avec justement ces cornes bien particulières et son cadran à secteur bleu ou blanc. Le calibre est un automatique G100 de La Joux-Perret et la montre est disponible à 1 600 euros.

Hegid
Chez Hegid, une marque française qui propose des montres dont la grande particularité est d’être totalement évolutives, car la capsule, l’ensemble avec le mouvement et le cadran, peut se placer dans différentes carrures et avec différents bracelets. Vous pouvez donc changer votre montre assez facilement !
Cette année, leur nouveauté c’était l’édition Good Times avec l’artiste Pieter Ceizer, très colorée et presque enfantine qui met en avant la joie de vivre. Il s’agit d’une édition limitée à 4 200 euros.
Serica
La maison Serica propose des montres d’aventure et de plongée, mais au design souvent très épuré et néo-vintage. Cette marque parisienne s’est fait une place depuis quelques années dans le monde des marques indépendantes, pour la qualité de ses productions et son design qui sort de l’ordinaire avec notamment l’absence de marque sur le cadran.
C’était pour moi l’occasion de découvrir plus en détail leur production et parmi toutes leurs montres, j’ai vraiment apprécié :
- La montre de forme élégante Parade avec cadran lin bleu ou tabac, le tout pour un prix hyper compétitif de 1 490 euros.
- L’Exploration dans sa version 6190 TXD avec son cadran tuxedo émaillé bicolore et son calibre M100 COSC de Soprod pour 1 190 euros.
Yema
Puis je vais chez Yema pour y découvrir notamment leurs cinq éditions collectors proposées à l’occasion des salons. Il s’agit d’éditions ultra limitées :
- La NavyGraf Phantom, une montre en acier PVD noir avec le CMM10 à l’intérieur à 1 890 euros.
- La RallyGraf Alpine Cup Series qui est un chronographe avec un mouvement Sellita SW510 à 2 190 euros.
- L’éblouissante Skin Diver Slim Full Lume, et donc luminescente au niveau du cadran et du bracelet en caoutchouc, avec le CMM20 dedans à 2 450 euros.
- La Superman Titanium tourbillon avec le CMM31 au prix de 12 000 euros et un cadran bleu marine avec un motif qui rappelle les vagues.
- La dernière que je n’ai pas pu voir est l’étonnante Yema x Silberstein.
Schwarz Etienne au Beau Rivage
Je fais une petite entorse au titre de l’article, car la dernière marque dont je vous parle est Schwarz Etienne que j’ai pu découvrir au Beau-Rivage.
Cette marque de haute horlogerie de La Chaux-de-Fonds en Suisse est une vieille marque fondée en 1902 qui va pendant des années produire des mouvements horlogers, mais aussi de nombreux composants de montre en travaillant progressivement pour d’autres marques en tant que sous-traitant. C’est au début des années 2000 que la maison décide de lancer ses montres sous son propre nom et elle propose aujourd’hui des garde-temps avec ses propres mouvements, une fabrication en interne et même la réalisation de l’organe réglant.
J’ai donc pu découvrir la marque en détail et faire un petit tour d’horizon des différents modèles, notamment la collection 1902. Celle-ci est tout en élégance avec l’absence de chiffre sur le cadran et une petite seconde à 6 heures. Elle dispose d’un boîtier en titane de 39 mm avec un mouvement à microrotor magnifique qui offre 86 heures de réserve de marche. Niveau cadran, elle est disponible notamment en couleur dorée 4N ou ardoise. Niveau prix, il faut compter 22 000 euros TTC.
La 1902 existe aussi dans une belle version à réserve de marche et donc à remontage manuel ou encore une version GMT que je trouve un peu moins réussie avec les chiffres arabes qui sont pour moi trop proéminents.
L’autre montre que j’ai beaucoup aimée, c’est la Geometry avec son cadran complexe et déstructuré où l’on découvre différents types de guillochages qui s’assemblent : azuré, clous de Paris, circulaire. Une vraie réussite au niveau du design qui est disponible avec un cadran noir, rouge ou or rose. Le prix est proche des 30 000 euros TTC.

Clou du spectacle, la nouveauté c’est la Schwarz Etienne Synergy, un modèle limité à 88 exemplaires issu du partenariat avec l’horloger Peter Speake (de Speake-Marin) qui propose une montre différente avec son cadran multiniveau, avec l’utilisation de verre saphir dedans et le calibre MSE 311.00. Une belle réussite de style qui donne à la 1902 une image bien différente et plus moderne.
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