Richemont cède Baume & Mercier au groupe Damiani

rachat de Baume et mercier

Ce qu’il faut retenir : le groupe Richemont se sépare de Baume & Mercier au profit du joaillier italien Damiani. Cette décision marque un tournant stratégique majeur, recentrant le géant suisse sur la haute horlogerie tout en offrant un potentiel de relance pour une marque historique qui était en perdition depuis quelques années. La transition sera officiellement actée à l’été 2026.

Je vous avais parlé il y a quelques semaines de la crise dans l’horlogerie Suisse et des nombreux changements à attendre en 2026 avec des bruits qui montraient un risque de déconsolidation de certains groupes. C’est désormais acté : le groupe Richemont cède Baume & Mercier au groupe italien Damiani, une nouvelle qui secoue le petit monde de l’horlogerie !

Le début de la déconsolidation en 2026 : Baume & Mercier change de mains

C’est officiel depuis le 22 janvier 2026 : le groupe suisse a signé un accord pour vendre la totalité de la manufacture. En clair, Richemont cède Baume & Mercier au groupe italien Damiani. Une sacrée nouvelle, mais qu’avait vu venir le journaliste Jacques Pons du média Business Montres.

Même si nous n’avons pas encore toute les informations sur la vente, la finalisation est prévue pour l’été 2026. Quant au montant du chèque, il reste secret, mais sera sans doute lisible (entre les lignes) dans les résultats 2026 de Richemont, un groupe côté en bourse.

Pour assurer une bonne passation et favoriser les chances de relance, le Groupe Richemont va assurer des services opérationnels pendant une période transitoire d’au moins 12 mois.

Derrière la vente : le grand ménage stratégique de Richemont

Richemont ne fait pas dans la dentelle. Le groupe se sépare des marques qui ne collent plus à sa vision du prestige absolu. Baume & Mercier, avec son luxe accessible, dénotait face aux autres marques comme Cartier, Van Cleef & Arpels ou encore Vacheron Constantin.

L’objectif est clair pour le groupe Richemont. Il s’agit de concentrer les investissements sur les maisons les plus rentables, surtout en ces temps de crise horlogère.

Baume & Mercier, une marque qui pesait sur les comptes

Il faut dire les choses franchement, selon les analystes, la marque était déficitaire depuis près d’une décennie. Une telle situation devenait intenable pour un géant de cette envergure. D’ailleurs, selon Business Montres, Baume et Mercier aurait accumulé plus d’un demi-milliard de CHF de perte depuis le début du XXIe siècle.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Morgan Stanley estimait les ventes à environ 69 millions de francs suisses en 2024. Face aux autres maisons, cette déconsolidation tombe sous le sens.

D’autres déconsolidations de prévu ?

Toujours selon Business, cette revente serait sans doute la première d’une liste assez longue. Il cite notamment Roger Dubuis et même Jaeger Lecoultre chez Richemont, mais aussi Zenith ou Hublot chez LVMH, voire même peut-être une ou deux marques chez Swatch Group.

On peut donc se demander, à qui le tour ?

Un nouveau départ pour Baume & Mercier sous pavillon italien

Une acquisition pleine de sens pour Damiani

Pour le groupe italien, récupérer cette maison historique représente une opportunité en or d’étendre son territoire dans le « hard luxury ». L’horlogerie vient ici compléter parfaitement un savoir-faire déjà reconnu. C’est une brique qui manquait à l’édifice.

Il suffit de regarder le portefeuille actuel pour comprendre la logique de ce rachat. Baume & Mercier vient s’ajouter à une collection déjà impressionnante qui renforce la position du groupe :

  • Damiani, Salvini et Bliss
  • La marque Calderoni
  • Le verrier d’art Venini

Quel avenir pour la marque horlogère ?

Alors que Richemont cède Baume & Mercier, Damiani compte s’appuyer sur son puissant réseau de distribution multimarque, notamment en Italie. C’est d’ailleurs un marché important pour Baume & Mercier.

Le projet inclut l’ouverture de boutiques en propre dans des lieux stratégiques, une méthode utilisée par d’autres groupes horlogers. On peut légitimement s’attendre à une visibilité accrue et un nouveau dynamisme pour la Maison.

Mais le plus dur, risque de se trouver au niveau du produit, car il va falloir réussir à trouver la bonne formule pour plaire à son marché, celui de l’entrée de luxe. Cela va donc nécessité sans doute de nouvelles collections ou des mises à jour et une bonne politique tarifaire. Nous en serons donc plus dans quelques semaines ou mois.

On va donc retrouver la marque à Watches and Wonders 2026, mais concernant l’avenir rien n’est moins sûr !

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