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Zenith

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Fondée en 1865 au Locle, la manufacture Zenith conçoit et produit depuis lors des garde-temps d’une qualité exceptionnelle, aboutissement d’une recette savamment dosée entre savoir-faire et passion. C’est que la marque a toujours souhaité se montrer fidèle au nom ambitieux qu’elle s’était choisi : puisque le zénith est le point le plus haut de la trajectoire d’un astre dans le ciel, il fallait que la manufacture, elle aussi, brille à l’apogée de la planète horlogère.

Zenith : naissance et essor d’une manufacture ambitieuse

En 1865, la fondation de Zenith dans la ville du Locle, en Suisse romande, marque la naissance de la manufacture horlogère. Avec la création de cette maison par Georges Favre-Jacot, c’est la première fois qu’un même atelier regroupe tous les métiers nécessaires à la fabrication des montres. Favre-Jacot n’a que 22 ans quand il imagine cette réunion de talents, avec une double ambition en tête : produire les mécanismes les plus précis de son temps et les proposer au meilleur prix possible. Pari(s) tenu(s) : l’idée d’internaliser les compétences dans un lieu unique a permis de réduire les coûts et les risques de malfaçons, tout en contribuant à l’éclosion de l’innovation technologique.

Mais à cette époque, la manufacture ne s’appelle pas encore Zenith : on parle d’abord de la « Fabrique des Billodes » (nom emprunté à son quartier d’implantation) puis de « Georges Favre-Jacot et Cie ». Elle n’adopte ce nom qu’en 1911, lorsque les descendants du fondateur historique prennent la direction des affaires et affichent, par le choix de ce terme astronomique, les ambitions de l’entreprise : briller au firmament de l’industrie horlogère mondiale.

Dès les premières décennies du XXe siècle, la firme semble en bonne voie pour donner corps à cette ambition. Le catalogue Zenith ne cesse de se diversifier, allant des pendules aux chronomètres de marine, en passant par les montres de poche – dont, justement, un modèle appelé « Zenith », qui inspirera James Favre pour renommer sa marque. Après avoir remporté en 1903 le concours de chronométrie lancé par l’Observatoire de Neuchâtel, Zenith commence à se disséminer partout en Europe : Moscou, Paris, Vienne, Londres, Besançon puis New York (entre 1903 et 1936).

Des inventions et des sommets pour Zenith

Au mitan du XXe siècle, la manufacture se spécialise dans la conception de calibres innovants. Mis au point en 1948, le calibre 135 chronomètre remporte le concours organisé par l’Observatoire de Neuchâtel pendant cinq années consécutives – tandis que le calibre 133 automatique s’impose dans les montres Zenith. Le sommet est atteint en 1969 avec le lancement du calibre 3019 El Primero, doté d’un échappement à haute fréquence, intégré aux modèles emblématiques Zénith El Primero, et devenu mythique pour avoir été le premier chronographe automatique de l’histoire. Cette belle mécanique a un prix : il aura sept ans aux artisans de la manufacture pour parvenir à développer ce miracle de technologie.

En 1971, sentant venir l’onde de choc de la crise du quartz, l’entreprise se lie à un groupe homonyme spécialisé dans l’électronique, Zenith Radio Corporation, et commence à produire des montres Zenith à quartz – aux dépens des mouvements mécaniques dont la fabrication est stoppée. Ces précautions n’empêchent malheureusement pas la crise de déferler, et l’entreprise de péricliter, jusqu’à osciller au bord du gouffre en 1975.

L’anecdote est célèbre dans le monde horloger : à cette époque, Charles Vermot, un responsable d’atelier consciencieux, prend sur lui d’escamoter les plans des calibres mécaniques ainsi que des machines et des outils, devançant une éventuelle vente du matériel au plus offrant. En 1978, Zenith est revendue au groupe Dixi et glisse dans l’ombre. Il faudra attendre 1983 et la reprise du marché de l’horlogerie suisse pour que la marque renaisse de ses cendres… grâce aux outils et aux plans dissimulés par le bon Vermot !

Encore quinze années de plus, et les montres Zenith retrouvent leur splendeur d’antan : non seulement la manufacture continue de concevoir des calibres (le 670 Elite en 1994, entièrement dessiné par ordinateur), mais son rachat en 1999 par le groupe LVMH la conduit à adopter un positionnement résolument haut de gamme et à abandonner, de fait, la production de mouvements à quartz au profit de montres Zenith mécaniques visant les segments les plus élevés du marché.

Les modèles de montres Zenith emblématiques

Voici une sélection de trois modèles emblématiques parmi les montres Zenith :

  • Zenith El Primero : le premier chronographe à remontage automatique de l’histoire horlogère (précision de 1/10e de seconde), lancé en 1969, est rapidement devenu mythique. C’est toujours ce calibre qui équipe les montres Zenith actuelles.
  • Zenith Academy Christophe Colomb : attention, le nom exact de ce modèle est aussi extraordinaire que la montre elle-même, à savoir « Zenith Academy Christophe Colomb Hurricane Grand Voyage ». Il s’agit d’une déclinaison splendide de la collection Christophe Colomb Hurricane, dotée d’un cadran laissant apparaître tout un jeu de mécanismes, dont le mouvement El Primero 8805. Derrière, on peut voir une représentation de la Santa Maria, la caravelle commandée par Colomb lui-même. Cette version n’a cependant été produite qu’à 10 exemplaires !
  • Zenith Academy Georges Favre-Jacot : un modèle exceptionnel lancé à l’occasion des 150 ans de la firme, qui condense le meilleur du savoir-faire des ateliers Zenith. Cette montre est dotée d’un mouvement El Primero 4810 à remontage manuel et donne à voir, sur la partie inférieure du cadran, l’indicateur de réserve de marche, et sur la partie supérieure, la transmission fusée-chaîne – pour une véritable plongée dans le cœur mécanique de la montre.

À noter que Zenith fait partie des manufactures les plus inventives et les plus titrées de tous les temps, avec 600 déclinaisons de mouvements, 300 brevets déposés et 2 333 prix de chronométrie à son actif.

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