L’essentiel à retenir : la manufacture de Morteau signe un tournant historique avec la Royale Paris Chrono, son tout premier chronographe maison. Ce garde-temps au design racé intègre le nouveau calibre Initial® Chronograph, une prouesse technique robuste et ultra-locale. C’est l’opportunité de s’offrir une pièce de haute horlogerie française pour 6 450 €, avec des composants sourcés à moins de 80 km du Jura.
Alors qu’aujourd’hui, la plupart des chronographes mécaniques sont Suisses, il faut savoir que cette complication bien célèbre est purement française, car c’est une invention du XIXe siècle que l’on doit soit à Louis Moinet, soit à Nicolas Rieussec.
La manufacture française Pequignet, que j’avais pu visiter il y a quelques mois de cela, propose pour l’édition 2026 de Watches and Wonders, un tout premier chronographe. C’est une pièce historique qui réapproprie ce patrimoine avec le calibre Initial conçu et assemblé à Morteau. Alors je vous emmène découvrir cette belle nouveauté !
Pourquoi ce chronographe Pequignet marque un tournant historique ?
Le lancement de la Royale Paris Chrono ne se résume pas à une simple nouveauté au catalogue. En dévoilant ce modèle, Pequignet réaffirme avec force l’identité de la haute horlogerie française.
Comme je vous l’ai dit, le chronographe est une invention française née au XIXe siècle. Ce nouveau modèle rend un hommage vibrant à ce patrimoine national. C’est un clin d’œil génial à notre histoire technique qui a marqué l’horlogerie mondiale.
Ce lancement est aussi une étape majeure pour la manufacture de Mortea, car elle prouve sa capacité à innover tout en restant fidèle à ses racines. C’est aussi une preuve que Pequignet peut sortir de ce qu’elle sait faire, car elle n’avait jamais proposé de chronographe.
Un design racé qui m’a tapé dans l’œil par ses détails
Pour son premier chrono, la maison de morteau n’a pas choisi de repartir de zéro, mais de prendre la boîte de la Royale Paris, sa montre élégante qui accueille souvent des complication. chronographe.
On retrouve donc une boîtier en acier 316L de 39,5 mm qui attire immédiatement le regard avec ses cornes rapportées et l’échancrure concave en forme de gouge sur la carrure. C’est une signature visuelle vraiment forte.
Le style est donc ici un mélange habilement sportivité et élégance intemporelle. Il ne s’agit donc pas du tout d’un chronographe purement sportif que l’on ne pourrait pas porter au bureau. Mais cela est tout à fait logique et dans l’ADN de Pequignet qui travaille principalement sur des montres élégantes.
Un cadran qui joue avec les textures et la profondeur
Point intéressant dans cette montre, c’est sans aucun doute son cadran. Ce dernier affiche une finition grainée « fort » assez audacieuse. Cela donne un aspect minéral très moderne au cadran opalin. La lumière joue avec ce relief de façon assez surprenante selon l’inclinaison.
On découvre deux compteurs généreusement azurés à 3h et 9h. Leur fini circulaire contraste radicalement avec le grainage du fond. Je trouve que cet équilibre visuel est une vraie réussite pour la lisibilité.
L’échelle tachymétrique est logée avec soin sur le pourtour extérieur. Elle s’insère dans une double gouge qui souligne la précision technique de la pièce. Chaque graduation semble parfaitement à sa place dans cet écrin.
Les coloris disponibles, bleu ou rouge (pour les compteurs), dynamisent l’ensemble avec peps. Ce contraste me rappelle l’esprit du chronographe panda pour son efficacité visuelle, mais justement Pequignet n’a pas souhaitez proposer une version de ce type pour l’instant.
Le calibre initial chronographe mise sur la fiabilité technique
Après l’esthétique, il faut soulever le capot pour voir ce que ce moteur a dans le ventre. Surtout qu’il s’agit là d’une pièce essentielle de ce chronographe.
Une architecture à cames pour plus de robustesse
Pour ce nouveau mouvement, la manufacture a privilégié une architecture à cames. Ce choix technique rend le mécanisme bien moins sensible aux chocs qu’une roue à colonnes traditionnelle et aussi moins onéreux, car la plupart du temps les chronos à roue à colonne sont bien plus onéreux.
Côté cadran, l’organisation est très équilibrée. La petite seconde s’installe à 3 heures. Le totalisateur des 30 minutes se trouve, lui, à 9 heures. J’apprécie beaucoup cette symétrie horizontale qui facilite la lecture.
Voici ce qu’il faut retenir de cette conception :
- Déclenchement franc
- Architecture robuste
- Entretien facilité
Le résultat d’une collaboration technique franco-suisse
Pequignet a noué un partenariat avec une prestigieuse maison suisse, Dubois Debraz. Ce spécialiste mondial a aidé à concevoir cette complication spécifique et à l’intégrer au Calibre Initial. La proximité géographique entre Morteau et la Suisse est ici un atout majeur.
D’ailleurs, cette empreinte locale est toujours primordiale pour Pequignet qui rappel que la grande majorité provient d’un rayon de moins de 80 km autour de l’atelier. C’est un superbe exemple de circuit court horloger dans le Jura.
Quel budget prévoir pour s’offrir cette manufacture française ?
Parlons maintenant des choses sérieuses : le prix et la disponibilité de cette pièce.
Il vous faudra compter 6 450 euros pour les versions avec cadran bleu ou rouge qui sont pour l’instant seulement proposées avec un beau bracelet en acier de conception maison, très confortable au poignet (le bracelet étant interchangeable, on pourra passer du cuir aussi). C’est un positionnement compétitif pour du manufacture française.
Au niveau disponibilité, la montre est disponible dès mai de cette année !
Mon avis sur le chronographe de chez Pequignet
Cela fait maintenant bien longtemps que je suis les aventures de Pequignet et je suis heureux qu’une marque sorte un chronographe avec mouvement maison (même si le module vient de Suisse) et propose un beau chronographe à des tarifs raisonnables. C’est je trouve, une belle montre et aussi une bonne nouvelle pour l’horlogerie française qui continue de ce développer !
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